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Stages

Pour moi, un stage de yoga n’est ni un cours prolongé, ni un simple enchaînement de postures.
C’est un espace construit autour d’une question précise.
Comment le souffle agit-il sur l’attention ?
Comment une posture se construit-elle à travers les poussées dans le sol ?
Quels supports peuvent aider le corps à mieux s’organiser ?
Que se passe-t-il lorsque le geste cesse d’être uniquement volontaire, lorsque l’on laisse davantage passer le mouvement ?
Comment le corps s’organise-t-il lorsque l’on intervient moins ?

Chaque stage explore une direction particulière, mais tous partagent une même intention : créer les conditions d’un déplacement réel dans le corps, la perception et la manière d’habiter l’expérience.
L’engagement y est différent.
Le rythme aussi.
On prend davantage le temps d’observer, de sentir, d’expérimenter.
Il ne s’agit pas seulement de “faire” des postures, mais d’explorer ce qu’elles transforment dans notre manière de respirer, d’agir, d’être présent.
Parfois discrètement.
Parfois profondément.


Le lotus n’est pas ici la célèbre posture de yoga Padmāsana.

Il désigne une trajectoire.

Depuis un milieu dense, indifférencié,
quelque chose s’organise.
Une direction apparaît.
Un axe se forme.
Puis une ouverture devient possible.

Et peut-être, une qualité plus rare :
celle de ne pas retenir ce qui passe.

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Sans appui,
le corps subit la pesanteur.

Avec un appui juste,
quelque chose s’organise :
le poids se répartit,
les poussées trouvent leur direction,
la posture devient plus vivante.

L’appui n’est pas seulement un point de contact.
Le corps agit sur le sol,
et le sol répond.

Lorsque cette relation devient plus claire,
la posture se transforme.
La stabilité ne vient plus d’un effort ajouté,
mais d’une relation plus juste entre le corps et le sol.

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Le souffle est souvent là, en arrière-plan.

Ici, il devient un point d’entrée.

Une manière simple d’agir sur le corps sans forcer :
ajuster le tonus, déplacer l’attention, laisser circuler.

Peu à peu, quelque chose se réorganise.

Une variation locale…
qui transforme l’équilibre du corps entier.

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Un geste minuscule peut modifier l’ensemble.

La position d’une main,
la rencontre de deux doigts,
une légère fermeture du geste…
et déjà,
la posture change.

L’attention se rassemble.
Le corps disperse moins.
Quelque chose tient plus simplement.

Le mudra n’ajoute presque rien.

Il oriente.
Il stabilise.
Il donne une forme plus claire à l’expérience.


À force d’être répétée,
une posture peut devenir prévisible.

Le corps la reconnaît.
L’attention anticipe.
Et peu à peu,
l’expérience perd de sa profondeur.

L’approche du yoga tantrique propose alors un léger déplacement :
ne pas regarder uniquement la forme,
mais l’espace depuis lequel elle apparaît.

Percevoir ce qui précède le geste,
ce qui entoure la posture,
et ce qui lui permet de rester vivante.


Un mouvement juste ne dépend pas seulement de la force.

Il demande aussi une certaine disponibilité du corps :
assez de tenue pour transmettre l’impulsion,
assez de relâchement pour la laisser circuler.
Lorsque cette continuité apparaît,
le mouvement cesse d’être fragmenté.

Il traverse.
Il se propage.
Il trouve son propre ajustement.

Nous explorerons notamment la manière dont un geste naît,
se transmet,
puis revient à l’équilibre :
non par correction après coup,
mais par une organisation déjà présente dans le mouvement lui-même.

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Après avoir exploré le souffle, le geste, le vide et le rythme,
une autre question apparaît progressivement :

Que reste-t-il…
lorsque l’on cesse de vouloir corriger l’expérience ?

Ce stage propose un travail simple.

Moins intervenir.
Moins produire.
Moins chercher à réussir.

Et découvrir peut-être qu’une posture peut
tenir, respirer et vivre…
sans être continuellement reprise en main.

Il ne s’agira pas ici d’atteindre un état particulier.

Mais d’explorer une qualité de présence
plus discrète, plus stable, plus simple.

Prochaine(s) date(s) : 26 octobre 2024


Inspiré par certaines idées du philosophe et pisteur Baptiste Morizot, ce stage explore notre manière d’habiter le vivant.

Le yoga est souvent traduit comme une recherche d’union.

Mais que devient cette idée lorsqu’elle ne concerne plus seulement notre intériorité, et qu’elle s’étend : au souffle, aux rythmes, aux autres formes de vie, à notre manière d’être en relation avec le monde ?

À travers les postures, la respiration, la méditation et une immersion sonore spécialement conçue pour ce stage,
nous explorerons une pratique moins centrée sur la performance ou le contrôle, et davantage orientée vers la perception, la présence et la qualité du lien.

Non pas sortir du vivant pour l’observer,
mais sentir que nous sommes déjà pris dans ses circulations,
ses tensions,
ses équilibres
et ses métamorphoses.

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Ce stage propose une exploration dynamique et continue du yoga à travers la pratique du Vinyasa.

Ici,les postures ne sont plus envisagées comme des formes isolées, mais comme les moments d’un même mouvement.

Le souffle donne le rythme.
Les transitions deviennent aussi importantes que les postures elles-mêmes.
Le corps apprend peu à peu à circuler autrement.

À travers différentes séquences, nous explorerons cette qualité particulière du flow :
ce moment où le geste semble moins “fabriqué”, et davantage traversé par une continuité intérieure.

Des postures familières pourront alors apparaître autrement.
Non plus comme des positions à atteindre, mais comme une véritable chorégraphie vivante,
portée par le souffle,
l’élan
et la présence.


Le souffle peut modifier profondément notre état.
Mais entre soutien et débordement,
stimulation et présence,
la frontière est parfois plus fine qu’on ne l’imagine.

Ce stage proposera une exploration progressive de certains rythmes respiratoires inspirés du Sudarshan Kriya.

Pas pour rechercher une intensité particulière, mais pour observer
comment différentes cadences du souffle agissent sur :
l’attention,
le tonus,
la circulation interne et la perception du corps.

Nous accorderons autant d’importance :
à la respiration elle-même
qu’aux moments de retour,
de silence
et d’intégration.

Prochaine date :


Inspiré par certaines intuitions du taoïsme, ce stage explore une pratique plus fluide et continue du yoga.
Ici, la posture n’est pas pensée comme une forme isolée,
mais comme un passage.

Un mouvement prépare le suivant.
Le souffle déplace le rythme.
L’attention circule.
À travers différentes explorations de vinyasa,
nous chercherons moins à “tenir” les postures
qu’à sentir comment le corps peut traverser le mouvement
avec davantage de continuité, d’écoute et de disponibilité.

Parfois, le geste semble même précéder la volonté.

Comme si certaines transitions savaient déjà où elles allaient,
à condition de ne pas les interrompre trop vite.

Méditations et visualisations accompagneront cette exploration.

Prochaine(s) date(s)


La salutation au soleil n’est pas seulement un enchaînement de postures.
C’est une manière d’organiser le souffle, l’attention et l’énergie dans un mouvement continu.

À travers différentes formes de Sūryanamaskāra, ce stage explore la relation entre rythme, appui, respiration et présence.

Chaque transition devient un passage :
entre stabilité et élan,
effort et relâchement,
forme et circulation.

Peu à peu, la répétition cesse d’être mécanique.
Elle devient un foyer.

« Mettez le feu à votre vie. Cherchez ceux qui attisent vos flammes. »
— Rūmī

Prochaine date : 15 février 2025


Ce stage s’inspire du terme sanskrit upaguru :
une présence secondaire,
une circonstance capable d’enseigner.

Ici, la chaise devient cette circonstance.

Non pas un substitut,
ni un yoga “simplifié”,
mais un support qui modifie notre manière
d’entrer dans les postures.

En redistribuant l’effort,
en clarifiant les appuis,
en rendant certaines directions plus accessibles,
elle permet parfois au corps de moins lutter…
et de mieux sentir.

Du guerrier à la salutation au soleil,
ce stage explorera comment un objet ordinaire
peut transformer la pratique.

Prochaine(s) date(s)